

EXPOSITION EN COURS
Pour cette nouvelle saison (septembre 2025 > août 2026),
Kaxu a choisi une thématique et c’est celle de l’intimité. L’intimité comme fil rouge.
☆ Intimité ☆
L’intimité physique, sociale, personnelle, relationnelle, émotionnelle...
Ce que l’on garde au plus profond de nous.
Nos pensées, nos convictions, nos rêves, nos secrets, notre mystère. Nos combats ?
Elle façonne notre identité.
Cette année, trois expositions ouvriront un champ de voix et de formes, où la diversité des artistes invités
viendra éclairer ce thème de leur vision singulière.
Cette découverte de l’intimité prendra la forme d’un voyage traversant différentes formes de rencontres et de partages.
Des expositions pour explorer, questionner, se laisser aller, des soirées pour se retrouver, danser et rire,
des tables rondes pour débattre, échanger, alerter et informer. Et bien d’autres choses...
Chaque moment sera l’occasion d’ouvrir un espace de dialogue et de sensibilité autour de ce sujet universel
mais propre à chacun.
KAXU PRÉSENTE L'EXPOSITION
"L'ODYSSÉE DES REGRETS"
TOMAS LACQUE
22.01.26 - 02.05.26

Pour notre deuxième exposition de la saison placée sous le signe de l’intimité,
Kaxu invite l’artiste Tomas Lacque à concevoir une œuvre monumentale in situ.
Intitulée L’Odyssée des regrets, cette exposition propose un récit silencieux fait de déplacements contraints,
de ruptures et de trajectoires fragmentées.
« L’Odyssée » ne renvoie pas ici à une épopée héroïque, mais à une succession d’événements subis.
« Regrets » suggèrent que la situation représentée n’est jamais une finalité désirée.
Tomas Lacque évoque ainsi les espoirs pétrifiés de ces vies qui basculent
et pleurent d’hypothétiques meilleurs lendemains.
Au centre de l’espace se dresse Tabernacle, une sculpture monumentale et monochrome.
Là où la sculpture classique érigeait des figures héroïques, religieuses ou politiques,
Tomas Lacque élève au rang d’icône un abri précaire, semblable à ceux que l’on aperçoit dans les friches, ou les bidonvilles. Ces solutions d’infortune que l’on peut rencontrer dans les zones urbaines et périurbaines,
sous un pont de voie rapide ou au détour d’un square.
Présentée à l’échelle 1, la scène confronte le spectateur de manière frontale
et déplace au cœur de l’espace d’exposition ce qui est habituellement caché.
Le Tabernacle renvoie historiquement à un espace sacré et mobile destiné à abriter le divin.
L’artiste détourne cette référence pour désigner un sanctuaire profane, fragile et mouvant.
En figeant cet habitat éphémère, il le transforme en vestige, presque sacralisé.
L’intime, l’enfance, le confort et l’avenir sont autant de notions absentes de ces contextes de survie, où l’on improvise des solutions temporaires face à l’urgence. Cet espace privé, pourtant minimal, devient un lieu refuge
où la frontière entre intérieur et extérieur, entre intime et public, s’efface.
Sans se poser en porte-parole, Tomas Lacque propose une allégorie de ces univers à la marge et s’attache à ce qui y demeure, à ce qui en témoigne. En érigeant cette scène en sculpture,
il tente de révéler les angles morts de nos sociétés et interroge la capacité de l’art à parler de vérité.
⭓ INFOS ⭓
Expo visible du mercredi au samedi, de 13h à 18h.
Entrée libre.