

EXPOSITION EN COURS
Pour cette nouvelle saison (septembre 2026 > septembre 2027),
Kaxu a choisi une thématique et c’est celle de l'apophénie.
☆ Apophénie ☆
Cette saison, Kaxu s’intéresse à l’apophénie : cette faculté humaine à percevoir des liens,
des formes et des significations là où, au premier regard, il n’y aurait peut-être que du hasard.
Nous regardons rarement simplement.
Nous interprétons. Nous projetons. Nous inventons.
Face à une image, un signe, une trace, une matière ou une accumulation de formes -abstraites ou non - notre regard cherche.
Il rapproche, relie, reconnaît.
Il transforme une coïncidence en correspondance, une forme en récit, un hasard en possibilité.
L’apophénie ouvre ainsi une question : comment construisons-nous du sens, et pourquoi avons-nous besoin d’en construire?
Questionnement qui traverse autant la création artistique que nos existences.
Est-ce une manière de mettre de l’ordre dans le chaos ? De tisser des liens ? De donner une forme à nos peurs, à nos désirs, à nos espoirs ? Ou peut-être de préserver cette part essentielle de nous-mêmes qui cherche encore à croire, à imaginer, à rêver ?
Entre ce qui est là, présenté, et ce que nous y voyons, il y a tout un espace à explorer.
L'apophénie nous rappelle que nous ne regardons jamais le monde de manière neutre.
Cette nouvelle saison met en lumière cet espace de tension entre la perception universelle et la pluralité des interprétations individuelles.
C’est dans cet espace que Kaxu souhaite inscrire cette nouvelle saison :
un espace où le réel peut se fissurer pour laisser place à d’autres possibles.
À travers les expositions, les ateliers, les événements et autres rendez-vous, nous explorerons les multiples façons
dont l’imaginaire, la mémoire, l’intuition transforment notre perception du réel.
Nous nous intéresserons aussi au processus de création lui-même où donner du sens n’est pas toujours le point de départ. Une forme en appelle une autre. Un accident devient une piste. Une intuition ouvre un chemin.
L'exposition de PYER VIE est la première exposition de la saison autour de l'apophénie.
KAXU PRÉSENTE L'EXPOSITION
"ET SI ON ESSAYAIT JUSTE?"
ARTISTE : PYER VIE
25.09.26 - 09.06.27

Depuis plusieurs années, je me consacre à la peinture murale avec le collectif Muz Mural Média.
Nous réalisons des fresques de toutes tailles, peintes au pinceau et à la perche, à partir de photographies d'archives familiales glanées en brocante, chez des proches ou dans les territoires où nous intervenons.
Notre travail s'intéresse à la mémoire, au vivre-ensemble, aux liens intergénérationnels et à la place des récits ordinaires dans l'espace public. Ces dernières années, nous avons notamment mené plusieurs résidences artistiques autour de la démolition d'immeubles, avec l'envie de transformer ces moments de disparition en gestes de mémoire.
Dans ce contexte, chaque peinture porte une intention précise, chaque image cherche à raconter une histoire.
L'ouverture de mon premier atelier, en 2026, a profondément modifié ma manière de créer.
Pour la première fois, je me suis retrouvé seul face au temps long, sans commande, sans échéance, sans destination connue. J'y ai découvert le plaisir de l'hésitation, celui de recommencer, d'abandonner une idée pour en suivre une autre, de laisser une œuvre évoluer sans savoir où elle me conduirait.
Cette exposition est le fruit de cette expérience.
Elle rassemble des pièces réalisées à partir de techniques et de matériaux très différents : peinture à l'huile, acrylique, collage, couture, dessin, fusain, dermographe sur bois, papier, objets récupérés… Je cherche moins à maîtriser ces médiums qu'à les faire dialoguer entre eux, à accepter leurs accidents et leurs contradictions.
Les œuvres se sont construites par superpositions, intuitions et associations libres,
comme si elles trouvaient leur propre logique au fil du travail.
L’apophénie fait référence à cette capacité humaine à percevoir des liens, des formes ou des significations là où rien ne semble les relier. C'est une manière de regarder le monde qui m'accompagne
depuis longtemps et qui traverse aujourd'hui ma pratique.
Les enfants dessinent souvent avant de savoir ce qu'ils représentent, puis ils inventent leur histoire.
Cette liberté me fascine.
J'essaie de retrouver cet état où l'imagination précède l'explication, où le geste n'a pas encore besoin d'être justifié.
C'est peut-être à cet endroit que les œuvres prennent forme : non pas à partir d'une idée à illustrer, mais d'une intuition qui cherche son propre chemin.
Mes créations ne racontent peut-être pas une histoire commune au sens traditionnel.
Ce qui les relie, au départ, est moins un récit qu'une manière d'être apparues.
Le fil conducteur de cette exposition est sans doute cette expérience de création elle-même : retrouver une confiance dans le geste, accepter de ne pas tout maîtriser, de ne pas tout contrôler et laisser le sens émerger après coup, parfois dans le regard de celui qui regarde.
Si ces œuvres parlent d’émotions, de fragilité ou d’étrangeté,
je n'ai pas cherché à produire un discours fermé ni à illustrer une idée unique.
J'espère, au contraire, proposer un espace où chacun pourra circuler librement, reconnaître quelque chose de lui-même, construire ses propres liens et accepter que certaines images demeurent ouvertes.
« Réussir, c'est beau, mais moins qu'essayer. »
VERNISSAGE FESTIF : JEUDI 24 SEPTEMBRE 2026
18H - 22H
EN PRÉSENCE DE L'ARTISTE




